L’immobilier reste un des investissements les plus rentables à long terme

L’investissement locatif immobilier reste l’un des placements les plus rentables à long terme. Selon les données de l’Institut de l’épargne immobilière et foncière (IEIF), la location d’un logement parisien a été plus rentable que la détention d’actions entre 1996 et 2016. Le taux de rendement interne de ce type d’investissement atteint en moyenne 10,3 %, si l’on combine les rentrées locatives et l’effet de la plus-value. Dans le reste de la France, ce taux de rendement interne frôle 9 %, contre 8,2 % pour les actions.

 

Bouclier anticrise

 

Autre point positif, l’immobilier est un bouclier « anticrise » : s’il est affecté par des cycles de vaches maigres, l’amplitude de ces cycles est généralement de trois à six fois moindre que celle des cycles boursiers. En 2018, les taux de crédit restent bas et permettent toujours d’investir avec un effet de levier important : avec un faible apport initial, on peut acquérir la totalité d’un bien. Fiscalement, ce recours au crédit est avantageux puisqu’il est assimilé à une dette, ce qui permet d’alléger la base taxable de l’IFI.

Toujours en 2018, bien que le projet de loi Elan (évolution du logement et aménagement numérique) présenté le 4 avril dernier en conseil des ministres prévoie la création d’observatoires locaux des loyers dans les zones tendues, la suppression de l’encadrement des loyers à Lille et à Paris a redonné une bouffée d’oxygène aux bailleurs.

Investir dans l’immobilier locatif permet de se constituer un complément de retraite grâce aux loyers générés ou de récupérer un capital lors de la revente du bien. Pour investir, deux solutions sont possibles : l’achat direct ou indirect, par exemple à travers des parts de SCPI (société civile de placement immobilier). Dans le cadre d’un investissement direct, la règle d’or est de privilégier un bien à la qualité d’emplacement et de construction irréprochable. Si les revenus locatifs dépassent rarement 2 à 3 % bruts dans une mégapole, ils atteignent fréquemment 5 à 6 % dans les villes de taille intermédiaire où le niveau des prix au mètre carré, plus raisonnable, ­permet d’obtenir une meilleure rentabilité.

Les investissements dans le neuf sont soutenus par des dispositifs fiscaux récemment mis en cause par la Cour des comptes, mais attrayants à condition de se montrer sélectif sur la qualité du programme et les prix de vente. Le dispositif Pinel permet ainsi de bénéficier d’une réduction d’impôt proportionnelle à la durée de location : 12 % pour six ans, 18 % pour neuf ans et 21 % pour douze ans. Elle s’applique sur le prix de revient du bien immobilier majoré des frais de notaire, dans la limite de 300 000 €. Cerise sur le gâteau, le propriétaire-bailleur peut louer son bien à l’un de ses ascendants (ou descendants), si ce dernier n’est pas rattaché à son foyer fiscal.

 

 

 

 

 

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